MONTBLANC 

UNE HISTOIRE, UN PATRIMOINE
 
 
 

L'église Sainte EULALIE

eglise

 

 

HISTORIQUE
 
            On ne sait ni à quelle date exacte, ni par quel audacieux architecte, ni à l'initiative de quel prélat fût posée la première pierre de l'église sainte Eulalie de Montblanc.
 
            Les premières mentions de cette église figurent dans quatre documents des XIIème et XIII ème siècles :
-          une bulle du 27 avril 1153 du pape Eugène III par laquelle le Saint-Siège prend sous sa protection les biens de l'évêché de Béziers.
-          Une charte de 1156 relative à un différend entre l'abbé de Villemagne et l'évêque de Béziers.
-          Une bulle du 11 février 1179 du pape Alexandre III.
-          Une bulle du 22 novembre 1216 du pape Honorius III.
 
Pourquoi la paroisse de Montblanc est-elle placée sous la protection de Sainte Eulalie de Mérida ?
 
      Dans la région, Montblanc n'est pas la seule paroisse à bénéficier de la protection d'un saint ou d'une sainte espagnole. La raison en est simple : le pays ayant été occupé par les sarrasins fut libéré par les rois francs. La paix revenue, des espagnols chrétiens qui souffraient encore chez eux de la dure occupation sarrazine vinrent s'établir dans nos pays en amenant avec eux leurs traditions et leurs dévotions. Vraisemblablement, une colonie de ce type s'établit sur le site de Montblanc vers la fin du VIIIème siècle et se mit sous la protection de Sainte Eulalie de Mérida, sainte très célèbre à l'époque. Sainte Eulalie fut une jeune chrétienne martyrisée vers l'an 300 sous l'empereur Dioclétien à Mérida ( province d'Estrémadure ).
 
LE MONUMENT
 
            L'extérieur
 
L'abside fortifiée romane entourée de mâchicoulis donne une faible idée de ce que devait être l'église primitive qui ressemblait plus à une forteresse qu'à un temple religieux.clocher_eglise
 
Le clocher d'une hauteur de 34 mètres a été construit entre les XIIIème et XIVème siècles par les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem qui avaient des possessions à Montblanc. Les quatre angles du clocher marquent les quatre points cardinaux.
 A l'origine, le clocher s'ouvrait sur l'extérieur par un vaste porche muré en 1562 pour établir une chapelle dédiée à Saint Martin dont le buste est visible sur la façade. Outre cette chapelle, le clocher est divisé en trois étages voûtés en arc d'ogive avec feuilles sculptées à la clef. Les deux premiers étages servirent de lieu de réunion, des consuls de la commune, de grenier à grains et même de prison. Le dernier étage éclairé sur les quatre faces par de larges baies ogivales renferme quatre cloches placées là en 1956 dont l'une est classée car héritière d'une ancienne cloche fondue en 1632. 
On accède à la plate-forme supérieure par un escalier à vis de cent trente deux marches placé dans une tourelle en encorbellement sur la façade nord-ouest ; à noter sur cette façade une belle gargouille à la hauteur de la salle des cloches.

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L'intérieur
 
            Deux parties bien distinctes : l'église primitive constituée par la nef actuelle et les adjonctions postérieures.
 
            La nef frappe par son architecture sévère et dépouillée. Elle date des Xème et XIème siècles. De 21 mètres de long sur 8 de large et 15 de haut, elle est légèrement orientée au sud-est c'est à dire vers le point où le soleil se levait à l'époque de l'ouverture des travaux de construction. Sa forme est celle d'un rectangle terminé par un hémicycle. Elle est divisée en trois travées de 7 mètres chacune, séparées par des piliers en forme de demi-colonness. La voûte en plein cintre supportée par des arceaux en ogive repose sur une corniche à moulure très simple. L'abside est surbaissée du côté de l'épître : c'est « l'inclinato capite », c'est à dire le symbole de la position du Christ en croix. Cette nef était, à l'origine, éclairée par deux « oculi », l'un toujours visible dans le sanctuaire derrière l'autel, l'autre en partie détruit lors de la construction des chapelles du côté droit.
            Au milieu de la deuxième travée droite de la nef, est encastrée une tablette en marbre blanc datant vraisemblablement de la fin du XIIIème siècle portant une inscription latine : « Ici, repose Bernard, curé de cette église, décédé le treizième jour des calendes de février. Pourquoi me regardes-tu ? Ce que je suis, tu seras ; ce que tu es, je l'ai été. Prie Dieu pour moi ».
            Le dallage originairement de pierre a été recouvert en 1874 et recèle de très nombreuses sépultures des familles importantes du village.
           
            Les adjonctions postérieures :interieur_eglise
 
                        Les chapelles : il devint nécessaire d'agrandir l'église quand la population du village s'accrut ; à cette fin, on ajouta les chapelles du côté droit au XIVème siècle (chapelles de Notre Seigneur et de Saint Roch anciennement des onze mille vierges) et les chapelles du côté gauche au XVème siècle (chapelles de la Vierge et de Saint Joseph) ; ces dernières, de même style et de même grandeur, forment, à l'intérieur de l'église, un vaisseau indépendant.
            Ces chapelles portent, à une certaine hauteur, les vestiges d'une litre, bande noire peinte à l'occasion d'un décès d'un grand personnage.
            La statue imposante de Notre Dame en bois doré qui domine l'autel de la chapelle de la Vierge est de facture rustique.
 
                        Le maître-autel date de 1730. Formé de marbres de différentes couleurs et flanqué de deux anges adorateurs, il est probablement l'œuvre d'artistes florentins. Il a remplacé un autel mage de style gothique dont le tabernacle est actuellement conservé dans la sacristie. La belle croix de procession qui domine l'autel date de 1854.

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                        La chaire est aussi de 1730. Elle est en marbre et bois sculpté, de forme hexagonale et surmontée d'un abat-voix portant un ange qui sonne la trompette du jugement.
 
                        Les vitraux ont été placés en 1874 dans des baies déjà existantes.

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                        La sacristie construite en 1693, incendiée et rebâtie en 1744 est voûtée et renferme un grand vestiaire en bois d'aulne de 1710.
 
 
L'église Sainte Eulalie de Montblanc magnifiquement restaurée en 1964, 1993 et 2006 a été classée « Monument Historique » le 24 avril 1987.
 
            Elle est pour tous les montblanais le symbole de l'histoire locale et le lieu privilégié où leurs ancêtres ont vécu leurs deuils ou leurs joies, leurs peines ou leurs fêtes.
 
            Elle est, pour les chrétiens du village, le lieu de prière où, depuis des siècles, on aime retrouver Dieu.
 
            Elle est le témoignage toujours présent de la foi et semble nous donner, par sa solidité et sa simplicité, une leçon d'espérance en disant tous les jours :
 
« N'agès pas pou, sieu aqui ».
 
 
LE FOUR BANAL
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Le four banal ouvre à tous les amoureux de Montblanc une page pittoresque de l'histoire locale racontée dans un ouvrage de Guy Vibarel paru en 1970.
 
Sous L'Ancien Régime, tous les montblanais, moyennant redevance, allaient faire cuire leur pain au four appartenant au seigneur. Le four situé au centre du vieux village et situé au fond d'un enclos a été réparé en 1610 et 1662. Il est donc beaucoup plus ancien. Ces « banalités » furent supprimées à la Révolution. En 1814, plusieurs montblanais rouvrirent ce four : ils étaient 977 copropriétaires c'est à dire presque tous les habitants du village. Raymond Jani, greffier de justice à Servian habitait Montblanc et, à ce titre, établit les statuts pour l'administration du four.
 
Le conseil d'administration était formé de neuf personnes qui se cooptaient. Le fonctionnement du four était donné à un fermier à gages qui devait cuire le pain tous les jours sauf le dimanche et le lundi. Il était assisté d'une ou plusieurs femmes de peine que l'on appelait des « mandaires ». De 1814 à 1900, le four eut un grand succès et tous les montblanais du XIXème siècle firent cuire leur pain à ce four, institution essentielle de la communauté villageoise.
 
En 1901, le conseil d'administration du four banal le loua à des boulangers professionnels : le four devint donc une boulangerie comme les autres.
 
En 1924, l'immeuble fut loué à un particulier et ce fut la fin de cette vénérable institution communautaire, survivante d'un passé que la Révolution avait voulu détruire mais qui fut maintenu dans ses grandes lignes jusqu'au XXème siècle.
 
Le dernier bureau était composé de Fernand BESSIERE, président, Albert DEVES, secrétaire, Elie FACERIES, trésorier. Le dernier conseil d'administration s'est déroulé en juillet 1948.
 
Le four qui vient d'être restauré a été dégagé des bâtiments qui l'entouraient et qui avaient été édifiés en 1843 et 1896. C'est l'aspect primitif de ce four banal ainsi que le dernier pétrin utilisé qui sont aujourd'hui visibles, témoins d'un passé où la notion de communauté villageoise se forgeait simplement en cuisant son pain, ce que les montblanais ont refait à l'occasion des journées nationales du patrimoine en septembre 2011.


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LA MAISON CONSULAIREmaison_consulaire
 
Les consuls étaient, sous la République romaine, les magistrats de la Cité qui détenaient le pouvoir et commandaient l'armée. Le Languedoc, pays de droit romain, imita les institutions des villes italiennes qui avaient souvent conservé cette institution. Toutes les villes du midi sont, au XIIème et XIIIème siècles des villes de consulat. La première mention des consuls à Béziers date de 1131. Les consuls assuraient la direction et l'administration de la ville ou du village. Leur direction collégiale peut s'analyser comme un démembrement de l'autorité seigneuriale, autorité plus ou moins déléguée selon la personnalité des seigneurs en place.
 
 Montblanc fut donc administrée pendant plusieurs siècles par le seigneur et deux consuls, ces derniers étant élus chaque année le jour de la Saint Marc (25 avril) par le Conseil général des habitants composé de tous les chefs de famille. La salle ordinaire des réunions était située au deuxième étage du clocher ou dans une des salles de la « maison claustrale » c'est à dire le presbytère. La première mention des consuls à Montblanc date de 1550.
 
Le 14 octobre 1663, le Conseil général des habitants autorise les consuls qui étaient, cette année là, Sébastien Gasc et Guillaume Dijous, à construire une Maison de Ville (ou Maison Consulaire) et un local de boucherie à l'emplacement où se trouvaient les pressoirs vinaires c'est à dire « à l'avant du mur du château-vieux ».
 
La Maison de Ville fut donc construite à partir du 10 février 1664. Elle s'ouvrait sur la rue par trois grands arceaux de pierre que l'on peut apercevoir aujourd'hui ; ce rez de chaussée était entouré à l'intérieur de sièges en pierre et a servi jusqu'à la Révolution de marché couvert. La salle du premier étage fut destinée aux réunions des consuls et du Conseil général des habitants. Le pilier qui soutient l'angle de la Maison de Ville est, selon la tradition, l'emplacement du pilori où étaient exposés les délinquants. 
 
Pendant cent trente ans c'est à dire jusqu'en 1795, cette Maison de Ville fut la Maison Consulaire c'est à dire le centre administratif pour tout ce qui concernait la vie quotidienne des habitants de Montblanc. Cet immeuble est donc le témoin d'une vie municipale qui trouve ses origines dans le droit romain.Actuellement ce bâtiment accueille l'Office du Tourisme.
 
 
LA TOUR DU CHATEAUtour chateau
 
 
Le château féodal où logeait le seigneur occupait, au Moyen-âge, le centre du village et le lieu le plus élevé. A Montblanc, l'ouest du château jouxtait l'église paroissiale. Sur les trois autres côtés du château s'élevaient des murailles et, à chaque angle, une tour assurait le complément indispensable pour une défense efficace.
 
 C'est une de ces deux tours que l'on peut admirer encore aujourd'hui et qui est le seul vestige de ce château féodal. Cette tour qui domine toujours le village a conservé l'architecture militaire classique avec ses deux mâchicoulis voûtés en plein cintre selon l'art lombard du haut Moyen-âge.
    Ce château a donné son nom au quartier du « château vieux », le plus ancien de Montblanc, lieu qui domine le village moyenâgeux.
 
 En effet, un autre château de style Renaissance fut construit au XVème siècle de l'autre côté de l'église dans un jardin attenant à la maison claustrale. Ce nouveau château, adossé au presbytère et joint à lui par un passage voûté laissait libre un passage pour accéder à l'église. Il comportait un grand vestibule, une galerie, un escalier à vis, de grands appartements. Le 14 août 1533, au retour d'un pèlerinage à Saint Sernin de Toulouse, François 1er, roi de France, et la reine, sœur de Charles Quint, s'arrêtèrent dans ce château qui appartenait à la sœur du roi, Marguerite de Navarre.
 
Ce château aujourd'hui restauré est actuellement une propriété privée.
 
 
LA FONTAINE VIEILLEfontaine vielle 2010
 
 
L'eau a toujours été, en Languedoc comme dans toutes les provinces du midi de la France, un problème très important.
Une source, située à l'est du village était, à l'époque, à l'extérieur des murs. Elle était donc éloignée du centre du village. C'est cette source, canalisée par un conduit voûté en 1610, qui est actuellement appelée «  fontaine vieille » et qui coule toujours au bas de la rue du même nom.

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